Gerimstone, décembre 2012

Bonjour,


Certain(e)s d’entre vous le savent,Germinston d’Hei alias Gégé, Guéridon ou encore Dgé quand il m’agaçait un peu s’en est allé.




Après de longues heures de lutte contre la douleur il a fallu se résoudre à l’envoyer rejoindre les vertes prairies du paradis des chevaux. Il sera resté guerrier jusqu’au bout se payant même le luxe de hennir les oreilles en avant pour saluer des congénères passant devant son box quand la douleur se calmait un peu et surtout faisant son possible, Lara et moi en sommes convaincues, pour ne pas nous faire du mal lorsque la douleur devenait si forte qu’elle l’envoyait en l’air. Il parait que ma venue l’a apaisé un peu et rassuré. Tant mieux si j’ai pu lui apporter un peu de réconfort. Merci à celles qui l’ont soutenu et m’ont soutenue dans ces heures difficiles. Merci à Aurélie d’avoir réussi à prendre la décision de le soulager définitivement, cela n’a pas été facile pour elle.


C’est la fin d’une merveilleuse histoire. Celle de tous ces moments partagés : quand tu me demandais du bout du mors d’ouvrir un peu mes doigts pour nous griser dans le vent de la course, quand tu me montrait du nez et des oreilles les habitants de la forêt nous permettant des rencontres magiques avec le roi de la forêt, ton énergie du printemps quand le sol dégelait et où les bourgeons apparaissaient où j’avais l’impression d’être assise sur une cocotte minute, plus tard ces moments de paix quand je te laissais brouter l’herbe grasse en écoutant les oiseaux ou quand nous traversions les étangs au coucher du soleil quand la nature s’apaise ; ces jours aussi où tu te faisais gros et grand quand nous croisions des étrangers avec parfois un attirail bizarre (bâtons de marche ou matériel de pêche) ; les moments où tu me faisais rire en rétablissant la hiérarchie à coup d’oreilles et en accélérant encore ton pas. Que dire du jour où tu m’as protégée et a absorbé mes angoisses, des jours où j’arrivais fatiguée avec un peu de blues et que je repartais gonflée à bloc, et de ces moments magiques où tu posais tes naseaux sur main pendant que l’autre te gratouillait au dessus de l’oeil et que tu semblait t’endormir et enfin de la douceur avec laquelle tu approchais ta grosse tête de p’tit truc. Et tous ceux auxquels je ne pense pas pour l’instant tellement la liste est longue.


J’ai eu beaucoup de chance faire ce bout de chemin avec toi (presque 11 ans) et je remercie tous ceux qui ont permis cette belle rencontre.


Je souhaite à tous les amoureux des chevaux et aux autres de vivre un jour une telle complicité avec un équidé.


Salut l’gros......



Nathalie