Les personnes avec un handicap

Quand on aime les enfants et que l'on ne peut rester insensible à leur détresse lorsqu'ils sont atteints d'un grave handicap moteur ou cérébral, alors tout naturellement on est amené à s'intéresser à eux, à s'investir complètement dans cette tâche difficile. Ce fut le cas de Philippe Couthier.

Dès 1974, alors qu'il 'était jeune stagiaire chez un grand écuyer (M. Henri Leroyer- Centre Equestre du Perray-en-Yvelines, rue de la Mare Neuve, Le Perray en Yvelines 78610) il s'est fort intéressé aux enfants handicapés, handicap tant du point de vue moteur que cérébral. C'est pour cela que sa première préoccupation a été de s'organiser en fonction des élèves à venir, en cherchant à mieux les aider.
Par la suite, et étant personnellement responsable de sa propre entreprise, il a tenu à continuer et améliorer cette première ébauche d'expérience. Après avoir pris contact avec les différents organismes concernés, avoir exposé à leurs responsables ses projets, montré sa pédagogie, préparé sa " cavalerie " il a obtenu leur accord et a pu se lancer dans cette branche passionnante de son métier.
A l'heure actuelle il enseigne aussi bien à des adolescents qu'à des enfants beaucoup plus petits. Les premiers viennent régulièrement tous les mercredis pour un groupe, tous les quinze jours pour un deuxième groupe. Depuis 6 ans et toutes les semaines, le centre " Les tout petits " envoie de très jeunes enfants dont beaucoup sont des trisomiques 21.
Il fait, en collaboration avec leurs éducateurs, un travail important et jusqu'à présent tous reviennent régulièrement, et avec beaucoup de plaisir.

Tout ceci dans le but de :

a) mettre les enfants en confiance avec leurs poneys : le pansage leur apprend une approche confiante de leur poney, et surtout un contact physique avec l'animal : le toucher, les caresses, la douceur du poil sont très importants dans ce cas précis.
b) Pour cela nous disposons d'un groupe de poneys dressés, calmes, réagissant immédiatement à l'ordre donné. Il faut savoir qu'il faut deux ans pour " mettre " un poney, qui puisse être aux ordres, et dans ce sens précis obéir à la voix. Car il est indispensable que l'animal s'exécute à la demande afin de rassurer tous ces enfants privés de réflexes ou de l'usage de leurs membres, et aussi, bien sûr, pour des raisons évidentes de sécurité.

Avec cette pédagogie appropriée (calme et écoute du poney) ordres répétitifs et affectueux du moniteur, l'enfant détendu trouve sans s'en rendre compte ses repères, un équilibre qu'il n'a pas seul, donc retrouve aussi assurance et confiance en lui. C'est ainsi, que ces enfants tellement amoindris, et gênés dans leurs mouvements arrivent à connaître les joies de la promenade en forêt, sur son poney que l'on dirige tout seul !