Les scolaires

Depuis des années, nous travaillons avec les écoles voisines, et avons donc régulièrement de nombreux scolaires.

Ces enfants là ne viennent que pour dix séances, certains même, un peu réticents ; Il ne s'agit là que d'une initiation, à nous de leur donner envie de continuer, ou pour une petite minorité d'entre eux envie de venir avec plaisir. Beaucoup n'ont jamais approché un animal, c'est pourquoi la première démarche, est évidemment de les mettre en confiance, de les rassurer, de leur prouver à quel point un poney ou un cheval peut leur apporter du bonheur, de l'amitié.

Plusieurs choses sont indispensables :

· Une bonne cavalerie, poneys calmes, patients, parfaitement aux ordres, répondant à la voix du moniteur en répondant immédiatement à l'ordre ainsi transmis. C'est impératif, pour la sécurité d'abord, et pour gagner la confiance des jeunes cavaliers, ensuite. Il nous faut deux ans de travail pour arriver à ce résultat, à cette complicité, et à cette écoute entre les poneys et les moniteurs. Ce n'est pas du temps perdu, de cela, entre autre, dépend l'acquisition des objectifs que nous nous fixons au départ.
· Une sellerie adaptée : une selle avec un pommeau que l'on peut saisir, genre selle de randonnée confortable, très importante pour leur confort et leur sécurité.
· Constituer des groupes en fonction de leurs capacités de façon à avoir une progression adaptée au niveau des enfants. Il ne s'agit pas de les mettre en état d'échec, mais de les encourager, de les valoriser. Notre objectif est qu'ils galopent tous au bout de dix séances, mais ce résultat est très souvent obtenu avant. Nous pouvons ainsi faire une évaluation ponctuelle de chacun dans le groupe.

 




En fin de cycle, ils viennent tous avec plaisir, alors, nous nous disons, sans modestie, " une fois encore j'ai gagné " et cela nous encourage à continuer dans le même sens.

Pour cela, il nous faut l'aide des enseignants de leur école. Leur implication, notre entente est importante, et fait partie du succès de l'expérience. Nous leur demandons donc de suivre des cours d'équitation, dans leur intérêt personnel et celui de leurs élèves, de se familiariser avec les chevaux. Si le maître ou la maîtresse a peur des chevaux, les enfants perçoivent cette crainte, et eux beaucoup plus petits et donc vulnérables seront terrorisés.

Ils suivent aussi les cours d'hippologie, de manière à préparer la visite de leur classe, au club, afin d'avoir suffisamment de connaissances pour préparer le projet pédagogique que nous menons ensemble. Nous leur proposons nos objectifs, un programme établi par Philippe Couthier, et après concertation et adoption de ce projet, nous commençons notre cycle d'enseignement.
Nous faisons à la fin notre propre évaluation, qui correspond d'ailleurs la plupart du temps, à celle des enseignants auxquels nous la soumettons.

En général sur une classe de 25 à 30 élèves, environ 1/3 d'entre eux continueront à pratiquer l'équitation, en dehors des rythmes scolaires. Grâce à un programme adapté, à l'attention dont ils font l'objet, encouragés par leurs résultats, et attachés à leurs poneys ou chevaux qu'ils ont appris à connaître et aimer, ils auront envie de se perfectionner et deviendront des cavaliers.